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Blog · Estimation

L'effet Dunning-Kruger dans les estimations de projet : pourquoi les débutants sous-estiment tout

Estimer délais et charges est l'exercice le plus faillible de la gestion de projet. Effet Dunning-Kruger, biais de planification, planning poker et PERT : ce que dit la recherche, et ses limites. · 1 octobre 2026 · 7 min de lecture

La métacognition en cause

Kruger et Dunning (1999) ont montré que les personnes les moins performantes dans un domaine tendent à surestimer leur niveau : les compétences nécessaires pour bien faire sont aussi celles qui permettent de mesurer sa propre performance. Appliqué à un projet, un novice n'a pas conscience de l'éventail des complications invisibles (dépendances techniques, imprévus, phases de recette) et propose des estimations trop courtes.

À l'inverse, les personnes les plus compétentes ont plutôt tendance à sous-estimer légèrement leur position relative, parce qu'elles supposent que ce qui leur paraît facile l'est pour les autres. Contrairement à une idée répandue, le modèle ne dit pas que les experts surévaluent les risques.

Un bémol : une partie de cet effet pourrait être un artefact statistique (Gignac & Zajenkowski, 2020). Retenez-le comme une heuristique de prudence, pas comme une loi.

Le biais de planification

Kahneman et Tversky (1979) ont décrit le biais de planification : on construit son estimation sur le scénario idéal du projet en cours (la « vue de l'intérieur »), en ignorant les statistiques de projets comparables (la « vue de l'extérieur »). Buehler, Griffin et Ross (1994) ont ensuite montré que ce biais persiste même quand les gens connaissent leurs dépassements passés.

Trois pratiques pour corriger le tir

Sources

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